L’autorégulation et la flexibilité mentale

Topic Progress:

Bravo ! Félicitations ! Chapeau ! Trop souvent, nous oublions de nous féliciter pour nos petites victoires. Nous ne voyons que ce qui n’a pas été fait et oublions de regarder tout ce que nous avons déjà accompli. En prenant quelques secondes supplémentaires pour reconnaître le progrès que nous avons fait, nous apercevrons tranquillement la lumière au bout du tunnel. Nous pourrons recommencer à respirer normalement.

Le simple fait de rayer des éléments sur une liste vous calmera et vous procurera une satisfaction qui vous encouragera à passer à la prochaine tâche. Quel effet libérateur ressentons-nous alors lorsque notre longue liste de tâches raccourcit de jour en jour ! Reprenons comme exemple cette pile d’examens de mathématiques que vous avez à corriger. Chaque jour, lorsque vous corrigez les cinq copies que vous aviez mises de côté, rayez cette tâche de votre liste. Cette petite victoire vous rapproche peu à peu de votre objectif ultime. Un sourire se dessinera peut-être même sur votre visage.

Il est amusant, n’est-ce pas, que nous soyons là à parler d’éloges et d’applaudissements alors que, en réalité, le terme autorégulation sonne ennuyeux et autoritaire ? Cela donne l’impression que vous devriez être strict envers vous-mêmes et que vous ne devriez jamais faillir. La vérité est qu’il est bien plus gratifiant d’applaudir des petites victoires, qui mèneront ensuite à une plus grande, que de réprimander chaque erreur jusqu’à ce que vous ayez l’impression d’avoir échoué. Cela vous procure une sensation de contrôle sans vous donner l’impression d’être restreint.

La prochaine fonction exécutive sur notre liste est la capacité à passer d’une tâche à une autre. Dans la vie, il est très rare que les choses arrivent toujours au moment opportun afin que nous puissions exécuter et compléter chacune de nos tâches dans un ordre prédéterminé et que tout se déroule comme sur des roulettes. En réalité, les tâches nous parviennent toujours de part et d’autre aux moments où nous nous y attendons le moins. Vous pourriez être en train de corriger la deuxième des cinq copies d’examens que vous vous étiez donné à corriger au moment où un collègue entrera dans votre classe pour vous dire qu’un de vos élèves s’est mal comporté durant la récréation. Votre patron entrera ensuite pour vous demander de remplir certains documents à propos d’un élève qui aurait des problèmes de concentration. Vous acquiescerez avec une joie amère à ces demandes puisque cela fait partie de votre travail et que vous avez à cœur le bien-être de vos élèves, mais vous ne pourrez vous empêcher de penser aux examens qui attendent d’être corrigés. C’est à ce moment que l’anxiété s’installera.

Mais ne désespérez pas ! Étant donné que vous faites le suivi de l’avancement de votre travail et que vous avez organisé, planifié et priorisé les tâches à faire, vous ne devriez pas avoir de problèmes à revenir sur le droit chemin. Vous pouvez mettre votre travail de côté et y revenir sans avoir l’impression d’être pris dans une tornade. En jetant un coup d’œil à votre liste, sur laquelle vous avez rayé les tâches complétées, vous serez facilement en mesure de reprendre le travail là où vous l’avez laissé. Vous remarquerez qu’en passant par toutes ces étapes, la transition entre les tâches et l’ajout de nouvelles tâches ne seront plus des éléments qui vous déstabiliseront.

Rappelez-vous que vos élèves ressentent la même chose. En effectuant un suivi de leur progression et de l’accomplissement de leurs tâches, ils pourront célébrer chaque petite victoire. Ils ressentiront davantage de fierté face à leur travail et leurs efforts. Nécessairement, quand vos élèves sont fiers de ce qu’ils font, ils sont plus enclins à continuer leur travail. En leur apprenant à faire un suivi efficace de leur progrès et en les aidant à développer leur capacité à jongler avec plusieurs tâches, vous leur permettrez de célébrer chacune des petites victoires qui les mèneront à l’atteinte d’un plus grand objectif. Comme le disait Benjamin Franklin, « ne pas se préparer c’est se préparer à échouer ».